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Désaccord et connaissance de soi

par philo.doctes (1er/01/2012)

Communication du 19 janvier 2012 - Colloque Philo’Doctes

Résumé :

Rendre compte de l’autorité de la première personne dans les rapports introspectifs, si tant est qu’une telle autorité soit intelligible, est un problème philosophique central concernant la connaissance de soi. La question revient à savoir ce qui confère au sujet l’autorité qui lui permet de rendre compte de ses propres états mentaux si ce n’est mieux au moins différemment de tout autre investigateur. Daniel Dennett a proposé une solution aussi élégante que controversée. Il propose qu’une autorité totale, dictatoriale soit octroyée au sujet « sur l’analyse de la façon dont les choses lui apparaissent » [1]. Selon les contradicteurs de Dennett, la position de ce dernier n’est pas claire. Je tenterai une clarification de sa position ; et c’est sur cette position que je veux m’appuyer pour soutenir l’idée selon laquelle l’autorité de la première personne dans les rapports introspectifs est une norme constitutive de l’enquête psychologique.

Notes

[1] D. Dennett (1991), La conscience expliquée, Odile Jacob, Paris, 1993 pour la traduction française. Voir tout particulièrement le chapitre 3, Une méthode pour la phénoménologie. Voir également Dennett (2007), Heterophenomenology reconsidered